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Prêter de l'argent à son enfant, sans risque ni tension
Études, permis, premier appart, apport immobilier : comment formaliser le prêt pour éviter la requalification fiscale et préserver l'équité entre frères et sœurs.
Les 4 situations classiques
Loyer étudiant, école privée, année à l'étranger — souvent plusieurs milliers d'euros par an, à rembourser à l'entrée dans la vie active.
Auto-école + véhicule, entre 2 000 et 10 000 €. Idéal pour un prêt court (12 à 24 mois).
Dépôt de garantie, frais d'agence, ameublement. Le moment classique du « petit coup de pouce ».
10 000 à 100 000 € pour l'achat d'une résidence principale. Le cas où il faut absolument formaliser.
Sans écrit, sans échéancier et sans remboursements visibles, le fisc peut requalifier votre prêt en donation. Au-delà de l'abattement parent-enfant (100 000 € tous les 15 ans), les droits de donation peuvent atteindre 45 %. À votre décès, l'administration pourra aussi réintégrer la somme dans la succession — au détriment des autres enfants.
Comprendre le risque de requalification →Les 6 règles pour prêter à son enfant en sécurité
- Mettre un écrit même pour 2 000 € : la confiance n'empêche pas la rigueur.
- Fixer une date d'échéance précise (ou un échéancier mensuel).
- Effectuer le versement par virement bancaire (jamais en espèces).
- Déclarer le prêt au fisc via Cerfa n° 2062 si le montant dépasse 5 000 €.
- Demander des remboursements réguliers, même symboliques (50 €/mois).
- Informer vos autres enfants pour éviter toute jalousie au moment de la succession.
À taux zéro ou avec intérêt ?
Un prêt familial peut parfaitement être consenti sans intérêt : c'est la pratique la plus courante. Vous pouvez aussi fixer un taux symbolique (1 à 2 %) pour matérialiser le caractère commercial de l'acte — toujours dans la limite du taux d'usure publié par la Banque de France.